Une astronaute flotte dans une station spatiale avec un sachet de repas et un petit flacon de sauce rouge, devant un hublot donnant sur la Terre.

Dans l’espace, les repas des astronautes semblent fades

Quand on est enrhumé, même son plat préféré paraît fade. On mâche, on avale, mais le goût semble avoir disparu. C’est que le nez ne sert pas qu’à respirer : une grande partie de ce qu’on appelle le « goût » passe en réalité par l’odorat.

Dans l’espace, les astronautes racontent depuis longtemps la même chose : certains aliments leur semblent moins bons. Pourtant, ils ne sont pas enrhumés. Ils ont juste quitté la Terre.

Chez nous, la pesanteur tire tout vers le bas, même les liquides du corps. Une partie d’entre eux se rassemble donc dans les jambes, comme l’eau qui descend au fond d’une bouteille. Dans l’espace, plus rien ne les retient en bas. Ils remontent vers le haut du corps. Surtout au début du séjour, le visage gonfle et s’arrondit, et le nez se bouche, un peu comme pendant un rhume.

Or un nez bouché attrape mal les odeurs du repas. Le plat a beau être bien cuisiné, il paraît moins savoureux. Alors les astronautes ont trouvé une parade : ils réclament souvent des sauces épicées. Elles donnent plus de goût à la nourriture, même quand le nez fait la grève.

Dans l’espace, une bonne sauce relevée vaut donc mieux qu’un paquet de mouchoirs. Et un enfant enrhumé devant sa soupe mange, sans le savoir, un peu comme un astronaute.


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