Quand les écoliers écrivaient dans la cire
Aujourd’hui, à l’école, on écrit dans un cahier, ou sur une ardoise avec un feutre qui s’efface. Il y a très longtemps, en Europe, les élèves n’avaient ni l’un ni l’autre. Pourtant, chez les Romains, garçons et filles apprenaient déjà à lire et à écrire auprès d’un maître.
Leur cahier, c’était une planchette de bois creusée comme un petit plateau. Dans le creux, on avait coulé une fine couche de cire, noire, brune, verte ou rouge. L’élève la tenait entre ses mains.
Pas d’encre pour écrire : il utilisait un stylet, une petite tige en os ou en métal. Son bout pointu gravait les lettres dans la cire, un peu comme quand on trace son prénom avec un bâton dans le sable mouillé.
Et quand il se trompait, il n’avait pas besoin de gomme. Il retournait son stylet. L’autre bout était plat ou arrondi, comme une minuscule spatule. En le passant sur la cire, l’écolier la lissait, comme on aplatit de la pâte à modeler avec le pouce. Les lettres disparaissaient, et la cire était prête pour un nouvel essai.
Ce système a duré très longtemps. Au Moyen Âge, dans une salle de classe proche de l’église, les enfants travaillaient toujours sur leur tablette. Exercices, brouillons : tout ce qui n’avait pas besoin d’être gardé passait dans la cire. Ton ardoise et son chiffon n’ont donc rien inventé. Quant au crayon à papier avec une gomme au bout, les petits Romains en avaient déjà un, version os ou métal.
Le savais-tu ?
Pour noter des comptes, on pouvait relier plusieurs tablettes entre elles. On obtenait un carnet qui se feuilletait comme un livre. Rangé dans un étui de cuir, il se portait en bandoulière ou accroché à la ceinture, un peu comme une petite sacoche.
