Un zèbre dans la savane ensoleillée, avec quelques grosses mouches qui volent près de son flanc rayé.

Les rayures du zèbre jouent un tour aux taons

Le zèbre ressemble à un cheval qui aurait enfilé un pyjama rayé. Depuis très longtemps, tout le monde se demande à quoi peuvent bien servir ces bandes noires et blanches. Une partie de la réponse tient sans doute dans une grosse mouche qui pique : le taon.

Le taon passe ses journées à chercher un grand animal sur lequel se poser pour le piquer. Les rayures ne le trompent pas : de loin, il repère très bien le zèbre et fonce droit vers lui.

C’est à l’arrivée que tout se gâte. Pour se poser, le taon doit ralentir au bon moment, un peu comme un vélo qui freine avant un trottoir. Devant les rayures, il n’y arrive plus. Il freine mal, se cogne contre le pelage ou fait demi-tour au tout dernier moment, sans avoir piqué.

Les rayures ne chassent donc pas les taons : elles leur font rater leur atterrissage. Sur un pelage gris tout uni, ou couvert de grandes taches sombres, ils se posent sans souci et en grand nombre. Sur les bandes noires et blanches, c’est la pagaille.

Pour le taon, c’est un peu comme rater la dernière marche d’un escalier : on croit savoir où poser le pied, et on arrive tout de travers. Le zèbre, lui, profite sans doute de son pyjama pour être un peu plus tranquille.


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