Ce que cache l’autre face de la Lune
La Lune tourne sur elle-même pendant qu’elle tourne autour de la Terre, et les deux tours prennent exactement le même temps. Résultat : elle nous montre toujours la même face. L’autre, on ne la voit jamais d’ici. C’est la face cachée.
On l’appelle parfois la face sombre, mais c’est faux : elle reçoit autant de soleil que l’autre. Les nuits où la Lune est invisible, c’est même elle qui est en plein jour.
La face cachée est criblée de cratères. Elle n’a presque pas de grandes taches sombres, ces anciennes plaines de lave qu’on voit à l’œil nu sur notre face.
Le point le plus haut de toute la Lune se trouve sur la face cachée. Cette montagne s’élève à presque 11 kilomètres.
La face cachée abrite l’un des plus grands cratères du système solaire. Il mesure environ 2 500 kilomètres de large, presque la distance entre Paris et Moscou.
La Lune se balance légèrement sur son chemin. Grâce à ça, on aperçoit un peu de la face cachée sur ses bords : en tout, on voit 59 % de la Lune.
Personne ne savait à quoi ressemblait la face cachée avant 1959. Cette année-là, une sonde soviétique l’a photographiée pour la première fois. Les images étaient floues, mais le monde entier les a regardées.
Les premiers humains à voir la face cachée de leurs propres yeux sont les trois astronautes d’Apollo 8, en 1968. Ils ont fait dix fois le tour de la Lune, sans se poser.
En 1969, pendant que deux astronautes marchaient sur la Lune, leur collègue tournait seul autour. Chaque fois qu’il passait derrière, il ne voyait plus la Terre et ne pouvait plus parler à personne.
La Lune bloque les ondes radio. Pour parler à un robot posé sur la face cachée, il faut un satellite placé plus loin, qui fait passer les messages.
En 2019, un robot chinois s’est posé pour la première fois sur la face cachée. Quelques années plus tard, une autre mission en a rapporté des cailloux sur la Terre.
