Le nombre pi gravé dans l’argile
Il y a près de 4 000 ans, les Babyloniens vivaient là où se trouve aujourd’hui l’Irak. Ils écrivaient en gravant de petits traits dans des tablettes d’argile. Sur l’une d’elles, un savant a noté un calcul très malin.
Ce savant voulait savoir combien de fois le tour d’un cercle est plus long que sa largeur. Mais mesurer le tour d’un cercle, c’est difficile, car il est tout rond. Il a donc dessiné à l’intérieur une forme à six côtés égaux, comme une alvéole de ruche glissée dans une pièce de monnaie. Le tour de cette forme, lui, est facile à calculer.
En comparant les deux, il a trouvé que le tour du cercle fait un peu plus de trois fois sa largeur : 3,1 et des poussières. Pas si loin du bon résultat, 3,14 !
Ce nombre, on l’appelle aujourd’hui pi. Il vaut pour tous les cercles. Roue de vélo, de camion ou de brouette, le tour fait toujours un peu plus de trois fois la largeur. Et les ordinateurs ont beau calculer des milliers de milliards de chiffres après la virgule, pi n’a toujours pas de fin.
