Un enfant sur le pont d’un vieux voilier laisse filer dans la mer une corde à nœuds, à côté d’un sablier.

Les marins mesuraient leur vitesse avec une corde

Sur la route, une voiture roule à tant de kilomètres à l’heure. Sur la mer, un bateau file à tant de « nœuds ». Ce drôle de mot date d’une époque où les marins n’avaient aucun compteur.

Il y a environ 500 ans, sur les voiliers européens, aucun instrument fiable ne mesurait la vitesse. Les marins en avaient pourtant besoin pour savoir quelle distance ils avaient parcourue au milieu de l’océan.

Leur solution tenait en trois objets : un morceau de bois, une longue corde enroulée sur une bobine et un sablier. On jetait le bois à l’eau, attaché au bout de la corde. Il flottait sur place pendant que le bateau s’éloignait, et la corde se déroulait.

Sur cette corde, des nœuds étaient fixés de place en place. Un marin retournait le sablier. Quand le sable avait fini de couler, on bloquait la corde d’un coup et on comptait les nœuds partis par-dessus bord. C’est comme courir avec une pelote attachée à un arbre : plus tu vas vite, plus le fil se déroule dans le même temps. Le nombre de nœuds comptés donnait directement la vitesse du bateau.

Plus personne ne compte les nœuds à la main sur les bateaux. Pourtant, quand un ferry t’emmène en vacances sur une île, sa vitesse se mesure toujours en nœuds : la vieille corde a disparu, mais son nom est resté accroché au bateau.


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