Une bille au bout du stylo
Il y a presque 100 ans, on écrivait surtout au stylo plume. Il fallait le remplir souvent, l’encre mettait du temps à sécher et on faisait vite des taches. László Bíró, un journaliste hongrois, en avait assez.
À son journal, il avait remarqué que l’encre qui servait à imprimer les pages séchait très vite, sans baver. Mais elle était trop épaisse pour couler dans un stylo plume.
Avec son frère, il a eu une idée : placer une toute petite bille au bout d’un tube d’encre. En roulant sur le papier, la bille prenait l’encre d’un côté et la déposait de l’autre. Elle laissait une trace, comme une bille d’enfant qui sort d’une flaque et roule sur le trottoir.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bíró est parti vivre en Argentine. Là-bas, on appelle encore le stylo à bille une « birome ». En France, on dit plutôt un « bic », du nom de l’entreprise qui l’a rendu célèbre.
