Les arbres qui font voler leurs graines
Un arbre ne peut pas marcher. Pourtant, ses graines doivent pousser loin de lui, car sous ses branches il fait trop sombre et ses racines prennent toute la place. Alors beaucoup d’arbres confient leurs graines au vent. Chacun a sa technique pour les faire voler.
Chaque graine d’érable est attachée à une petite aile. En tombant, elle tourne sur elle-même comme une hélice d’hélicoptère, ce qui la freine et laisse au vent le temps de l’emporter.
Le tilleul accroche ses petites boules à une longue feuille pâle. Quand elles se détachent, cette feuille les fait tournoyer et les entraîne loin de l’arbre.
Les graines du peuplier sont enveloppées dans un duvet blanc, léger comme du coton. Certaines années, il y en a tant dans l’air qu’on croirait qu’il neige en plein mois de mai.
Le saule aussi habille ses graines minuscules de petits poils soyeux. Au moindre souffle, elles s’envolent et vont souvent se poser au bord de l’eau.
Les graines du frêne pendent en grappes, chacune au bout d’une aile allongée. Elles restent souvent accrochées tout l’hiver et attendent un coup de vent pour partir.
Chez l’orme, la graine est posée au milieu d’une aile toute ronde, comme une petite pièce de monnaie. Elle s’envole au printemps, avant même que les feuilles sortent.
Le bouleau fabrique des graines si petites et si légères qu’un seul arbre en lâche des centaines de milliers. Chacune a deux ailes minuscules, à peine visibles.
Le charme attache sa graine à une aile en forme de feuille à trois pointes. En tombant, elle tourne et file au loin, comme une toupie volante.
Les boules du platane restent sur l’arbre tout l’hiver. Au printemps, elles s’effritent et libèrent des centaines de graines munies de poils qui s’envolent.
Les fruits du kapokier sont remplis d’une bourre soyeuse qui emporte les graines au vent. Autrefois, on se servait de cette bourre pour remplir les gilets de sauvetage.
